Le document
Quatre à six pages. Vos quatre couches, vos phrases citées avec leur minute, et les trois choses qui changent tout.
Le Portrait
Vous m’envoyez dix minutes de votre voix. Je vous renvoie ce que l’on entend : quatre couches, trois choses qui changent tout, et huit semaines pour les changer.
290 € · six portraits par mois
Réserver mon portraitGarantie de reconnaissance : si vous ne vous reconnaissez pas, je vous rembourse.
Le test des dix paires a lu votre espagnol. Il vous a dit quelle famille vous trahit le plus. Ce qu’il ne pouvait pas faire, c’est vous entendre : ni votre voix, ni votre rythme, ni la distance que vous mettez sans le vouloir.
Vous n’avez pas encore fait le test ? Commencez par là. C’est gratuit et cela prend trois minutes.
Quarante secondes d’un portrait commenté. C’est la pièce que l’on réécoute.
Le Portrait, c’est un document de quatre à six pages et un audio où j’écoute avec vous vos propres phrases.
Ce n’est pas une liste de fautes : la plupart de vos phrases sont correctes. Ce que je vous rends, c’est ce que l’on vous attribue quand vous les dites, et ce qui change si vous en modifiez trois.
Quatre à six pages. Vos quatre couches, vos phrases citées avec leur minute, et les trois choses qui changent tout.
Huit à douze minutes. Vos extraits, ma version, et ce qui les sépare.
Vingt minutes, si vous le souhaitez. Vous décidez.
À huit semaines. Vous réenregistrez deux parties, je vous envoie la comparaison. Incluse.
Un téléphone suffit. Aucune préparation : je ne cherche pas votre meilleur espagnol, je cherche celui de vos réunions.
Et six questions écrites avant, pour savoir où vous parlez espagnol et ce que vous voulez que l’on entende de vous. Vous recevez votre portrait sous sept jours.
Ce qui vous situe comme francophone avant même votre première phrase.
Pourquoi vos idées arrivent plus plates qu’en français.
Pourquoi on vous trouve distant alors que vous êtes poli.
Ce que vos comparaisons disent de vous sans que vous l’ayez décidé.
Vos demandes arrivent avec trois détours.
Partie 3 · minute 04:12
« Quería preguntarle si sería posible que me enviara el informe. »
Entre collègues, en Espagne, cette phrase s’entend comme une demande adressée à un inconnu. On vous attribue de la distance là où vous cherchez la politesse.
Ce que dirait un collègue
« ¿Me mandas el informe cuando puedas? »
Pourquoi. En français, les détours adoucissent. En espagnol, entre collègues, la douceur passe par le ton et par le prénom ; les détours éloignent.
Donc. Demain, faites une demande au présent, précédée du prénom.
Poids : distance

Je m’appelle Yurniel Lahera Villa. Pendant huit ans, j’ai enseigné l’espagnol à la faculté d’espagnol pour non-hispanophones de l’Université de La Havane, à des étudiants qui n’avaient aucun point d’appui dans ma langue. J’ai enseigné un an en Chine, un an au Venezuela, puis en France, en lycée et à l’IUT d’Orléans en 2017‑2018.
Et je connais l’autre côté. En français, je n’ai pas l’autorité que j’ai en espagnol. On me comprend, on me dit que mon accent n’est pas si marqué, et j’ai vu des portes rester fermées sans que personne me dise pourquoi. Ce ne sont pas des fautes de français. C’est le même décalage, dans l’autre sens.
Votre enregistrement ne sort pas d’ici. Il sert uniquement à votre portrait, il est conservé six mois pour permettre la comparaison, puis supprimé. Il n’est jamais diffusé, même en extrait, sans votre accord écrit, que vous pouvez refuser.
Si, en lisant votre portrait, vous ne vous reconnaissez pas, je vous rembourse. Sans justification et sans discussion.
Chaque portrait demande entre quatre et six heures d’écoute et d’écriture. J’en prends six par mois, pas davantage.
Non. Un portrait ne dit jamais ce que vous êtes, il dit ce que votre espagnol fait et ce que l’on vous attribue à cause de cela. Il commence d’ailleurs par ce qui sonne déjà juste chez vous, et ce n’est pas une politesse : c’est ce qu’il ne faut pas toucher.
Il n’y a pas de bonne façon. Sept consignes courtes, une pièce calme, un téléphone. Si vous vous trompez, vous continuez : ce ne sont pas vos fautes qui m’intéressent, c’est votre façon de parler.
C’est sept parties de une à deux minutes, et il n’y a rien à préparer. La plupart des gens l’enregistrent en un quart d’heure.
Il sert à votre portrait, il est conservé six mois pour la comparaison, puis supprimé. Il n’est jamais diffusé sans votre accord écrit, demandé séparément.
Alors vous ne vous y reconnaîtrez pas, et je vous rembourse. C’est exactement ce que couvre la garantie.
C’est une question que je vous pose avant d’écouter. Ce qui sert de référence, c’est le pays où vous parlez espagnol, pas le mien.
Il faut déjà vous débrouiller. Si vous cherchez encore vos mots à chaque phrase, ce n’est pas le moment : le portrait travaille sur ce qui se joue au-dessus de la grammaire.
On ne juge pas votre espagnol. On juge votre caractère. Autant savoir ce que l’on vous attribue.
290 € · six portraits par mois